TROUVAILLES DU MOIS

Trouvaille Mai 2017 :                    Le vote familial
 

          

En France, le vote familial émerge, en 1850, avec Alphonse de Lamartine. Le 31 juillet 1871, le baron Léon de Jouvenel, représentant de la Corrèze dépose sur le bureau de l'Assemblée nationale une proposition de loi en faveur du vote familial qu'il oppose au suffrage universel. Le lendemain, 1er août, le marquis Ferdinand de Douhet dépose une seconde proposition de loi, analogue à la première. Soutenues par les conservateurs légitimistes, elles sont rejetées par l'Assemblée. Quatre ans plus tard, l'avocat Fernand Nicolaÿ propose de combiner le vote familial aux suffrages universel, censitaire et capacitaire en un vote plural qui préfigure celui qui sera appliqué en Belgique. Le 7 juillet 1911, l'abbé Jules Lemire, député du Nord, dépose sur le bureau de la Chambre des députés une proposition de loi « tendant à assurer à la famille des droits électoraux ». La question reste âprement discutée jusque dans les années 1920, sans jamais aboutir à un projet de loi. L'instauration du vote familial est prévue par le projet de constitution du 30 janvier 1944 du Maréchal Pétain qui ne sera jamais appliqué.

             
 
 
 
Décembre 2016 : Connaissez-vous l'empereur du Sahara ?

Henri Jacques Lebaudy, dit Jacques Ier, empereur du Sahara, né à Paris le 

Fils aîné du banquier Jules Lebaudy, multimillionnaire de l'industrie sucrière et de l'immobilier, Jacques Lebaudy, grâce à son héritage, tente d'accomplir son fantasme : devenir monarque d'un État dont il édicterait lui-même les règles : personnage secret et manipulateur, l'« empereur du Sahara » défraye alors la chronique durant plusieurs années au point de passer pour fou.

Devenu un financier reconnu sur la place de New York, il meurt assassiné par son épouse dans sa villa de Long Island juste après la fin de la Première Guerre mondiale : son important héritage entre alors en déshérence et cette nouvelle affaire fait la une de tous les journaux américains durant plus d'une décennie.
 
l’histoire incroyable des otages de la Frasquita  otages des maures en 1903, et de « Jacques 1er - Empereur du Sahara»
 
Pour lire l'histoire cliquez sur l'image ci-dessous
 
 
 

Mai 2016 : L’illustre Préfet de la Seine Louis Jean Baptiste Lépine 

Louis Jean-Baptiste Lépine, né à Lyon le 6 août 1846 et mort à Paris le 10 novembre 1933, est un avocat et homme politique français, préfet de police de la Seine et inventeur du Concours Lépine.

Après ses études à Lyon, Paris et Heidelberg et s’être illustré à la guerre de 1870, il devient avocat, puis sous-préfet et préfet de police de la Seine. Il sera aussi Gouverneur général de l’Algérie.

Ses créations :

-         Un service centralisé de collecte des objets trouvés.

-         Le musée de la Préfecture de Police et les Collections historiques de la Préfecture de police

-         Un concours-exposition qui deviendra plus tard le concours Lépine

il a mis en place la brigade fluviale ainsi que les brigades cyclistes, équipe les gardiens de la paix d'un bâton blanc et d'un sifflet; fait installer 500 avertisseurs téléphoniques, rouges pour alerter les pompiers, puis pour alerter police-secours; réorganise la circulation en instaurant les sens uniques et les sens giratoires et encourage les premiers développements de la police scientifique.

Il a donné son nom à une place Louis-Lépine dans le 4e arrondissement de Paris.

En hommage à son travail à la tête de la police parisienne, la trente-deuxième promotion de commissaires de police issue de l'École nationale supérieure de la police, entrée en fonction en 1982, porte son nom.

 

 

Mars 2016 : Célestin Adolphe PEGOUD – As de l’aviation

Troisième enfant d'une famille d'agriculteurs, ingénieux et intrépide, le jeune Célestin Adolphe Pégoud rêve d'aventure et délaisse le travail de la terre à seulement 14 ans pour tenter sa chance à Paris. Il attend patiemment l'âge de ses 18 ans pour s'engager dans l'armée. Il commence sa carrière militaire le 8 août 1907 comme cavalier au 5e Régiment de chasseurs d'Afrique en Algérie, puis au Maroc.

De retour à la vie civile à la fin de son engagement de cinq ans en février 1913, il apprend le pilotage, obtient son brevet le 1ermars 1913, et est engagé par Louis Blériot une semaine plus tard comme pilote d'essai.  

Pégoud exécute à Juvisy-sur-Orge (Essonne), en présence de Louis Blériot, le premier vol « tête en bas » de l’histoire, sur 400 mètres.

En avril 1915, il est affecté à l'escadrille MS 49 à Belfort. Le 18 juillet, il remporte sa sixième victoire aérienne, ce qui lui vaut une seconde citation à l'Ordre de l'Armée et devient officiellement le premier « As » de la guerre 1914-1918.

Malheureusement, au matin du 31 août 1915, le sous-lieutenant Célestin Adolphe Pégoud mène son dernier combat. Il est opposé seul au caporal Otto Kandulski et au mitrailleur lieutenant Von Bilitz. Pégoud est abattu d'une balle à la tête à 2 000 m d'altitude à l'âge de vingt-six ans.

Adolphe Pégoud repose au cimetière Montparnasse à Paris.

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Février 2016 :  CARTE POSTALE PERSONNAGES DE LA REVOLUTION

Cette carte de 1903 de l’illustrateur Orens, représente quatre révolutionnaires, véritables héros pour la toute jeune république de l’époque. Les reconnaissez-vous ? 

La réponse est après la carte.

En fait, les 4 personnages de la carte sont :

1-Personnage en haut à gauche: Emmanuel-Joseph SIEYES

2-Personnage central: Georges Jacques DANTON

3-Personnage en haut à droite: Camille DESMOULINS

4-Personnage en bas à droite: Jean Paul MARAT

Mais sur la carte ce sont les acteurs de la pièce de théâtre de Paul HERVIEU « Théroigne de Méricourt » dont le personnage du titre est joué par Sarah Bernhardt.

 

Février 2015 :  Aristide BRIAND et déconvenues amoureuses

En 1890, Aristide Briand est avocat au barreau de Saint Nazaire. Il vit, à cette époque, une aventure amoureuse avec Jeanne, femme mariée et fille de notables locaux. La découverte de cette liaison fait scandale dans la petite ville. Sa carrière de jeune avocat  est dès lors compromise,ruiné Briand démissionnera du Barreau de Saint Nazaire en 1893.

Le 2 novembre 1891, le tribunal de Redon condamne  Briand à un mois prison pour avoir joué dans les prairies de Saint Nazaire, (actuellement   Quartier Toutes Aides ) les mêmes pantomimes que les pensionnaires du «  Little Palace » , théâtre libertin de la capitale. Ce jugement , confirmé par la cour d’appel de Rennes le 2 février 1892, sera cassé par le tribunal de Poitiers quelques années plus tard. Cette aventure «  Briandesque » est sans cesse relatée par Daudet dans ses pamphlets politiques à chaque fois qu’il évoque Briand, son ennemi cordialement détesté! 

Janvier 2015 :  Clémenceau et affaire Montagnini

Usé par la maladie Ferdinand Sarrien démissionne le 17 octobre 1906, laissant le champ libre au « tigre » Georges Clemenceau qui, sollicité par Fallières, devient président du conseil le 25 octobre. La loi de Séparation des Eglises et de l’Etat entre en application le 11 décembre, Clémenceau qui veut en finir avec les inventaires déclare : « Quelques chandeliers ne valent pas une révolution… » Le nouveau gouvernement tient cependant à faire respecter la loi de 1905, il n’hésite pas à perquisitionner et à faire expulser l’auditeur de la nonciature du Vatican Mgr Montagnini, considéré comme agent du Saint Siège. Malgré les protestations du Vatican, les lois de 1907 et 1908 attribuent définitivement la propriété des églises aux communes.

note de YG  :  Les 1600 documents saisis en 1906 , n’ont été  restitués à l’église que très récemment par Jean Pierre Raffarin en 2003 , quand il était premier ministre de Jacques Chirac.

 

Novembre 2014  :  Querelle des inventaires

CPM de l’illustrateur Roland Cuvelier représentant  l’inventaire  tragique de Boeschèpe dans le Nord le 6 mars 1906.   Un paroissien GERY  GHYSEL  est tué dans l’église par le fils du percepteur. Cet incident mortel, associé aux événements de Haute Loire  où l’on déplore aussi un mort à Montregard , va déclencher la suspension des inventaires et la chute du gouvernement Rouvier  le 7 mars 1906.

 

Octobre 2014                  :         Classe de 1917

 Chant patriotique sur l’air du « Clair de lune » Paroles de Toussaint Guglielmi Poilu au 30ème Territorial.

 

La  publicité par la politique

Après le vote des députés en 1905 sur la séparation de l’église et de l’état,  Aristide Briand rapporteur de la loi discute avec l’Abbé Lemire l’un des premiers ecclésiastiques à reconnaître la loi, et Albert de Mun, Brisson président de la commission  sirote son orangeade,  Rouvier président du conseil fait les 100 pas, Pelletan assis sur le bar arrose le verre de Combes, Delcassé ministre des affaires étrangères semble sous la protection d’un personnage imposant, peut-être Jaures.

 

Affaire DELSOR

Cette affaire date de 1904, le député de Lunéville Jules Corrard des Essarts, droite nationaliste, avait invité pour une conférence le député Alsacien d’opposition au Reichstag  l’Abbé Delsor. Alerté par le maire Républicain de Lunéville, Emile Combes le fit reconduire à la frontière dès son entrée sur le territoire Français. La séance du 22  janvier 1904 fut houleuse et opposa Républicains et nationalistes de façon très virulente sur cette expulsion.

rappel republicain Abbé Delsor.pdf (1137317)

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